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affiche de l'événement

Lecture

Gautier / Dumas chez les tsars

Les lundi 27 février 2017 et mardi 28 février 2017 à 19h30

Espace TriArtis
19 rue Pascal - 75005 Paris

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Espace TriArtis
19 rue Pascal - 75005 Paris

Participation aux frais 10 €
Réservation par téléphone au 09 51 74 96 29 ou par mail

à 19h30

Lecture / spectacle avec Olivier Leymarie et Fabrice Beucher

Ils font, sans jamais se rencontrer, le même voyage, la même année, aux mêmes dates, mais ils ne voient pas les mêmes choses !

photo de l'événement

photo de l'événement

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Notre bateau emprunte son nom à Vladimir, lequel était, autant que je puis me le rappeler au milieu de la Baltique sans dictionnaire et sans biographie, un des trois fils de Sviatoslav, grand prince de la Russie. L’histoire vous dira comment Vladimir devint grand ; je me bornerai à vous dire comment il devint saint.
D’abord, il tua son frère, comme Romulus ; ce qui lui fit double part. Puis il épousa six femmes, et eut huit cents concubines, juste le chiffre de Salomon. On lui avait proposé quatre religions ; car vous supposez bien qu’un homme qui a commencé par tuer son frère, violer les princesses, avoir six femmes et huit cents concubines, est éclectique en matière de culte. Mais Vladimir voulait faire une fin.
La première religion qu’on lui proposa fut la musulmane. Vladimir secoua la tête.
– Je ne veux pas, dit-il, d’une religion qui interdit le vin, liqueur indispensable aux Russes, et qui fait leur joie.
En conséquence, il repoussa la religion mahométane. On lui proposa le catholicisme?; mais il secoua une seconde fois la tête. Le pape l’offusquait.
– Je veux bien, dit-il, reconnaître un Dieu au ciel, mais je n’en veux pas reconnaître sur la terre.
On lui proposa le judaïsme. Mais le néophyte répondit :
– Il ne me paraît pas sensé de prendre rang parmi des vagabonds punis par le ciel, et de partager la punition d’un crime que je n’ai pas commis.
Enfin, on lui proposa la religion grecque. Je ne sais quels mérites militèrent en faveur de celle-là, mais je sais qu’il l’adopta.
Or, comme Vladimir ne savait pas faire les choses à demi, à peine eut-il adopté sa nouvelle religion qu’il dépouilla, au profit de son nouveau Dieu, les faux dieux qu’il avait adorés jusque-là, les fit fouetter de verges par ses gardes, et, les attachant et les traînant à la queue des chevaux, les fit précipiter dans le Dniepr. Puis, pour que la grâce qui l’avait si miraculeusement touché s’étendît à ses sujets, il commanda de réunir tous ses peuples comme des troupeaux, les poussa sur le bord des fleuves, les y fit baptiser par milliers, poussant à la suite d’une foule une autre foule, et donnant à dix mille hommes à la fois le nom du même saint. Tous ces mérites furent récompensés, et le fils de Sviatoslav ajouta au calendrier le nom d’un nouveau saint : Vladimir.
Nul ne peut aller à la rencontre de la Russie sans être saisi, par la puissance du lien entre les saints et les tzars.
Alexandre Dumas

Savez-vous ce que je recherche pour ma part en Russie ? Quand je pars en voyage, je commence par laisser à Paris mes verges de critique et mon masque de « Français arbitre du goût ». Je ne me dis pas comme certains Perrichon (dont vous n’êtes grands dieux pas !) : « Allons nous comparer sur place au reste du genre humain et savourer à l’étranger le plaisir chauvin d’arriver de Paris, d’en être et d’en parler à table d’hôte ». Quant à ma méthode, c’est celle de Lord Byron. Je voyage pour voyager, c’est-à-dire pour voir et jouir des aspects nouveaux, pour me déplacer, sortir de moi-même et des autres. Je voyage pour réaliser un rêve tout bêtement, pour changer de peau. J’irai en Russie pour la neige, le caviar et l’art byzantin.
Théophile Gautier

Agnès Akérib

Agnès Akérib

Née au pied des Pyramides. Etudes supérieures (documentaliste, lettres, Chroniqueuse pour des éditions d’art. Responsable de communication et de marketing pour le Groupe Hachette (Castors Juniors). Collabore en tant que rédactrice et créatrice graphique à RTL (Information et Publicité) et diverses filiales du Groupe TF1 (TF1 Entreprises, Une Musique). Journaliste au Midi Libre. Directrice de collections aux Éditions La Méridienne / Desclée de Brouwer. Conseillère littéraire et responsable de la création artistique aux Éditions TriArtis.

Auteur de « Mademoiselle Rachel, l’Étoile filante », « Fracasse et d’Artagnan chez les Tsars », avec Isabelle Cousteil, et diverses nouvelles (ouvrages collectifs « A Monna Lisa, Le Louvre, Paris », chez TriArtis « Comme un ours en page », chez Pippa Editions...)

Isabelle Cousteil

Isabelle Cousteil

Isabelle Cousteil
Ingénierie & production culturelle, Écriture(s)

Ancienne élève des classes préparatoires à l’Ecole Normale Supérieure, Isabelle Cousteil est titulaire d’une licence d’Histoire, d’une maîtrise de Conservation et Aménagement du Patrimoine et de l’Environnement et d’une maîtrise de muséologie.

Crée et dirige à partir de 1984 deux entreprises d’ingénierie culturelle et de production d’événements culturels et remporte divers prix (Fondation de France, Fondation Jacques Douce, Prix Unesco-Admical…).

Intègre en 1994 IP-Havas Intermédiation en tant que Directrice du développement marketing événementiel, puis Attachée à la Présidence et enfin Directrice de la communication et des relations internationales.

Reprend en 1999 une activité indépendante de conseil et de direction de projets culturels.

Intervient ponctuellement comme chargée de conférences dans différentes écoles et universités (Sorbonne Paris IV, Centre d’archéologie générale et d’anthropologie de l’art, Université Libre de Bruxelles, IRCOM, École Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art).

Depuis 2009, poursuit les missions de conseil et d’accompagnement de projets culturels et s’attache tout particulièrement à l’écriture sous toutes ses formes : reportages, scénarisation, récits, nouvelles, biographie, théâtre.

S’attache à l’écriture créative, à la lecture et à l’interprétation, associant les mots avec les autres expressions plastiques et scéniques ainsi qu’au partage avec les jeunes dans le cadre d’atelier d’écriture et d’interprétation (Paris – Arles)

Gouttes de plume, le blog d'Isabelle Cousteil

Bibliographie

2009

« À Monna Lisa, le Louvre, Paris » (fiction, collectif) - Éditions Triartis
Joué au Festival de la Correspondance de Grignan, adaptation et mise en scène Didier Long puis dans le cadre du Salon des Editeurs Indépendants du Quartier Latin – 2009

2010

« Quand les loups avaient des plumes » - Récit - Éditions Triartis
Sélection Salon du Livre 2011 & Meilleurs Premiers Romans – Bibliothèques Ville de Paris
Choisi par le Comité de Lecture du CTEB pour une édition en braille.

« Cyrano ou la maladie de gloire », Théâtre (commande Festival de Grignan) - Éditions Triartis
Joué en 2010, mis en scène par C.Corréïa.
Repris à Paris en 2011, mis en scène par S.Vincent, avec le soutien du CNL.

2011

« Gautier/Dumas, Fracasse et d’Artagnan au pays des Tzars » avec Agnès Akérib - Éditions Triartis. (Collection Correspondances Intempestives)
Adapté et mis en scène par S.Vincent (Interprété par B.Paviot et F.Rose.) - Représentations : Printemps des Poètes, Maison de Balzac, « À vous de lire », journées du Patrimoine…
Élu « Grande Lecture Patrimoniale » par le CNL.

« Petit journal d’un crabe » - Nouvelle
Commande de Press’Publica et des Laboratoires Merck.

2012

« Passagères » - (nouvelles) – Éditions Triartis

« Pour faire un monde » (Jeunesse) - Editions Pippa – Illustrations Claire Lhermey

2013

« Pierrot Bidon, l’homme cirque » (biographie), Édition HD/Entrop!k (soutien SACD et Hors les Murs.)

2014

« Demain », (nouvelle) - Recueil collectif Réunion des Musées Nationaux/WeloveWords, livre numérique téléchargeable sur : Itunes

« La Galerie des murmures, scènes de la vie rêvée des œuvres »(Fiction) - Triartis
avec le soutien de La Fondation La Poste
Adaptation vidéographique par création Mathias Delfau
Adaptation théâtrale, mise en scène Fred Nony - Joué à Senlis, Paris – bande démo

2015

« Comme un ours en pages », (nouvelle) - Recueil collectif Pippa (Collection Kolam)

« La leçon des ténèbres », (nouvelle) - Recueil collectif du Prix Hemingway (Au Diable Vauvert)

« Le Club des saints », (humour) - Recueil collectif sous pseudo (Pippa)

2016

« Passagères », (nouvelles) – édition revue et augmentée Triartis - mars 2016

« Noir d’ancre », (nouvelles) – Au Diable Vauvert - octobre 2016

Distinctions

2009

Lauréate « Littérature-Expression de vie » pour la nouvelle « Tête à tête »

2010

Finaliste Concours International de la nouvelle George Sand.

2011

Premier Prix « Femmes en toutes lettres–Sévignales » pour « Espoir qu’en vous »

Sélection « Meilleurs premiers romans » Bibliothécaires et Lecteurs de la Ville de Paris pour « Quand les loups avaient des plumes ».

2013

Sélection « 50 ans de France Culture » – Nuit Fiction au Palais de Tokyo

Lauréate concours « De la peinture à l’écriture » WeloveWords /Réunion Musées Nationaux.

2014

Finaliste du Prix Sarane Alexandrian-SGDL pour le manuscrit « Par la fenêtre ».

2015

2e Prix Hemingway pour la nouvelle « Derrière la clôture ».

2016

Lauréate du Prix de la Nouvelle Erotique pour la nouvelle « Noir d’ancre ». Les Avocats du Diable & Editions Au Diable Vauvert

Olivier Leymarie

Olivier Leymarie

Olivier Leymarie est diplômé de l’ESAD (Ecole Supérieure d’Art Dramatique de Paris) en 1986. Intègre alors la Compagnie Cochet pendant deux ans. En 1989 il s’installe à Los Angeles pour un projet de film de Coline Serreau. Il décide de rester pendant trois ans afin d’expérimenter le jeu d’acteur du point de vue américain. Il travaille avec Mark Techner, Gail Gamacho, Barry Levinson, Paula-Randol Smith,…

A son retour en France, il assiste Jean-Laurent Cochet sur des stages d’art dramatique. En parallèle, il met en scène « Un air de famille » et « Thé à la menthe ou t’es citron » pour la compagnie du Rideau, « Le rire des dents de lait » de J-P Bréal qu’il crée au XXème Théâtre ainsi que « La grande cour » de Bettina Soulez et « La Commère » de Marivaux toujours dans ce théâtre. En 2007, le directeur de l’Ecole Cochet-Delavène lui demande de rejoindre l’équipe pédagogique. Il enseigne maintenant avec bonheur dans cette prestigieuse école qui a vu sortir de ses rangs Gérard Depardieu, Isabelle Huppert, Richard Berry, Mélanie thierry…

Il dirige aussi divers stages de formation, il intervient aussi à l’ESRA dans des cours de direction d’acteurs pour les réalisateurs en fin de cycle d’études.

Fabrice Beucher

Fabrice Beucher

Formé à l’Actors’center of New-York et au cours Cochet Fabrice Beucher suit également des formations avec Denis Podalydès, Michel Willermoz et Jean-Michel Ribes.
De Marivaux à Tagore, en passant par Molière, Mischima, Rostand ou Devos, il joue et chante sous la direction, entre autres, de Olivier Courbier, Henri Lazarini, Jean-Paul Roussillon, Jean-Pierre Vincent, Jean Davy…

Il écrit, monte et interprète ses propres spectacles ; La Poulopade au thèâtre Montmartre Galabru, mise en lecture de Fin de Bail à l’Européen, en compagnie de Marie-Christine Barrault, Patrick Préjean, Nathalie Cerda, pièce également mise en espace au festival des écritures d’Alfortville avec Geneviève Casile.

Enfin, Molière – Racine ou l’école des hommes est mise en scène au festival de la correspondance et au Festival des Editeurs Indépendants, à Paris.

Création 2017, Autour de Camille Claudel...